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Vous êtes dans : Accueil ⁄ Tourisme et loisirs ⁄ Musée de France Opale Sud ⁄ Collections permanentes ⁄ Archéologie ArchéologieTrésors enfouis en Terre d'Opale
Le territoire délimité par les vallées de la Canche et de l'Authie et, au-delà, le littoral de la Côte d'Opale, cachent des trésors inattendus. Dans ces terres fertiles qui souvent tiennent lieu de frontières, la marée amène à la fois conquérants et marchands. Des cimetières pour archivesA cette époque, la présence en Basse-Canche de Quentovic, l'un des principaux centres de commerce maritime européen, est l'expression d'un dynamisme dont seule la fouille des nécropoles nous a donné jusqu'à présent la mesure. Les Francs et les Saxons qui se partagent le littoral ont emporté dans la tombe, avec des indices de leur appartenance ethnique, les objets significatifs de leur statut. L'armement découvert à la Calotterie est le plus abondant trouvé dans un cimetière mérovingien du nord de la France. Tout l'éclat des parures barbares
Pour parer d'argent, d'or et de grenats les riches élégantes des VIème et VIIème siècles, des orfèvres de talent font étalage d'une étonnante virtuosité technique. Au sommet de leur art, ils diffusent le goût venu d'Orient pour le jeu subtil du cloisonné et des filigranes. Pendants de boucles d'oreilles, épingles précieuses, fibules (attaches à vêtement) font des vitrines de la salle 8 autant d'écrins à bijoux où figurent plusieurs pièces d'exception, dignes des plus prestigieuses collections européennes. Avec sa chevelure ornée d'une longue épingle et maintenue par un bandeau rehaussé de fins rubans d'or, un collier de grains d'ambre associé à une paire de précieuses fibules en forme de griffons, une ceinture à boucle d'argent où est suspendu un couteau à manche d'or, un talisman en cristal de roche dont le lacet est fixé par deux grandes agrafes d'argent doré, la plus riche dame de la Calotterie emmène dans sa bouche la monnaie byzantine destinée à lui garantir un bon passage vers l'au-delà. Des sanctuaires aux nécropoles, les offrandes sont l'écho de rites oubliésA cheval entre le territoire des puissants Ambiani et celui des Morini - ceux que le poète latin Virgile appelait les hommes du bout du monde - c'est au temps des gaulois que débute le parcours. Les premiers trésors sont de bois, avec des objets qui sont les doyens de leur catégorie dans le nord de la France (IIIème siècle avant J.C.).
A la même époque débute la fréquentation du sanctuaire de Dompierre-sur-Authie. La conquête romaine n'affecte pas les dieux gaulois auxquels armes, objets de parure ou monnaies continuent d'être offerts. Rosmerta et Sucellus, dont la statue est l'un plus beaux exemplaires connus, sont ici les témoins de la continuité du sacré. La mémoire de l'eau
C'est aux plongeurs qui explorent, depuis la fin des années 1970, les rivières de la région, que le musée doit l'essentiel de ses collections d'objets du Moyen-Âge et de la Renaissance. |
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