La vie de Jacques Damville
Né en 1943, Jacques Damville suit les cours de l'Ecole Nationale des Beaux Arts de Paris, de 1965 à 1971. Sa résidence à la Casa Velazquez de Madrid (1972 - 1974) s'achève prématurément avec son expulsion par la police franquiste, consécutive à la présentation d'œuvres inspirées par l'exécution de l'anarchiste catalan Puig Antig.
A son retour à Paris, Jacques Damville participe activement aux actions du Salon de la "Jeune Peinture". Avec les amis peintres et sculpteurs de ce Salon, il prend part à la création de divers groupes : "Figuration Critique", "Groupe Antifasciste", "Réalismes et Imageries", "Peindre et Le Réel".
Il collabore comme illustrateur avec des maisons d’édition (Rombaldi, Gallimard, Casterman, Folio Jeune, etc…).
Il exécute avec sa femme, également peintre et plasticienne, Juliette Brigand Damville, une fontaine monumentale en bronze et granit pour la ville de Plougastel-Daoulas (Finistère) en 1990. Les années suivantes sont marquées par la découverte et l'intensification de la pratique de la sculpture céramique qui débouche sur d'importantes commandes publiques comme, entre autres, l'ensemble monumental du Mont-Saint-Hélène à Saint-Pierre-es-Champs (Oise, 1999), les scénographies inspirées des fables de Jean de la Fontaine pour la réhabilitation de cinq lavoirs des environs de Château-Thierry (2000 - 2002), la table d'orientation historiée de la motte féodale de la Ferté-Saint-Samson (Seine-Maritime, 2002).
En 2002, ils fondent ensemble l’association de développement culturel "Les Chemins de Traverse" qui met en relation la pédagogie, la céramique monumentale et le paysage. Ils créent actuellement, au château de Mesnières en Bray (Seine-Maritime), la "Nef Végétale" : aménagement d’une place, d’un jardin, d’une fontaine et création d’une grande sculpture mêlant végétaux et céramique.
Cette exposition s'inscrit, "sur les pas de Francis Tattegrain", tant par la fidélité de Jacques Damville à une expression ancrée dans le réel que par son intérêt pour des sujets (portraits, scène de travail et paysages maritimes) chers au peintre naturaliste berckois. Les choix qui ont présidé à l'accrochage prennent un caractère rétrospectif puisqu'ils couvrent 34 années de travail, des apparences d'une certaine forme d'hyperréalisme dans les années 1970 à la tentation d'une certaine forme d'abstraction (lyrique?) avec les laves émaillées de 2006 - 2007.